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Nous vous souhaitons une agréable visite.

Noël et Clotilde

89 Bd. Auguste Blanqui
75013 Paris

tel +33 609668434

fax +33 955705877

 

   


PASQUIER,
chevalier des Arts et Lettres, est représenté par :
 
G&O Art Agents et GALLERY LIVING WITH ART (LWA)
New York, USA
 
Lyon, France 
 

Focus

     Mise en place, 2005, Paris

27 décembre 2005 2 27 /12 /décembre /2005 18:36
    La peinture est faite de dualités qui sont à la fois antagonismes et connivences : le clair et l’obscur, le proche et le lointain, l’extérieur et l’intérieur... Ainsi fonctionnent les oeuvres de Noël Pasquier, au sein desquelles dialoguent par exemple le ciel et l’eau, ou bien la mer et le sable (c’est le titre d’une tapisserie de 1994 ) ou encore le feuillage et le soleil. L’artiste s’inscrit de la sorte très naturellement dans une tradition remontant au Quattrocento, dont les maîtres avaient inventé un système reposant sur l’alliance/opposition du sacré et du profane, de la clarté et du mystère , de la chair et de l’esprit...
    II s’y inscrit avec des moyens résolument modernes : il n’est pas besoin d’être expert pour reconnaître dans son oeuvre notamment l’héritage de l’abstraction lyrique et du paysagisme abstrait. Mais Noël Pasquier n’a jamais été et ne sera sans doute jamais un peintre purement abstrait: même les compositions monumentales: où il excelle, et dont la vocation décorative est clairement assumée, s’enracinent dans la réalité : en tout premier lieu celle des rivages du Finistère qu’il aime parcourir depuis l’enfance. La Bretagne est sa terre d’origine. C’est là qu’il exposa pour la première fois, en 1965 à Brest. C’est là qu’il continue à venir chercher régulièrement les visions et les sensations qui nourrissent sa création. Cela dit, No Pasquier n’est en rien ce que l’on appelle un peintre régionaliste: si ce sont bien une terre, un océan, une culture, un peuple de l’extrême ouest européen qui déterminent son inspiration, sa peinture accède avec une grande aisance apparente à l’universalité du monde de l’art.
    L’artiste indique lui-même qu’il a pris joie et peine à dessiner et faire réaliser plus de deux cents tapisseries dont certaines ont été exposées un peu partout dans le monde. Le monumental, les nouvelles technologies ne l’effraient pas davantage. Il a peint à lui seul tout un quartier de la ville de Suresnes (4000 m2), dont les plafonds d’une rue couverte monumentale. Sa signature est gravée sur un mural géant en marbre dans la Tour Montparnasse, sur deux très grandes sculptures des autoroutes de la Côte d’Azur et à la nouvelle gare TGV de Rennes. “Je crois que l’artiste de notre temps doit être aussi excité par des matériaux traditionnels que par la technologie actuelle, dit-il, tels le multimedia et les bornes interactives”.
    Oui, décidément, parce qu’elle s’inscrit dans l’universalité, l’oeuvre de Noël Pasquier a le pouvoir de parler à chacun. A nous maintenant de la voir et de l’entendre.
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Painting is made of dualities, which are both antagonistic and connivent: the light and shade, closeness and remoteness, inside and outside… Pasquier’s works are like that, with a dialogue between the sky and the water for instance, or the sea and the sand (it is the name of a tapestry made in 1994) or the leaves and the sun. In that way, the artist comes very naturally within the quattrocentist tradition: the masters had invented
a system based on the alliance/opposition between the sacred and the profane, clarity and mystery, the flesh and the spirit… He comes within it with modern means: there is no need to be an expert to recognise in his work in particular the legacy of lyrical abstraction and abstract landscaping. But Noël Pasquier never was and doubtless never will be a purely abstract painter: even the monumental compositions he excels in, and the ornamental aim of which is clearly assumed, are deep-rooted in reality: above all in that of the shores of Finistère he likes to pace ever since his childhood.
Brittany is his land of origin. His first exhibition took place in Brest in 1965. He regularly goes back there to collect the visions and the creations that nourish his creation. However, Noël Pasquier is not a regionalist painter: a land, an ocean, a culture, a people of the European far west certainly determine his inspiration, but his painting seems to attain very easily the universality of the world
of art.
The artist himself says he enjoyed and struggled drawing and having more than 200 tapestries made, of which some were displayed all over the world. He is not afraid of the monumental and the new technologies either. He painted a whole area of Suresnes (4000 sq.m) on his own, including the roof of a monumental covered street. His signature is engraved on a huge marble mural in the Tour Montparnasse, on two of the very big sculptures planted along the motorways in the French Riviera and in the new TGV train station of Rennes. “I think that the artist of today must be as excited by traditional materials than by modern technology, such as the multimedia and interactive terminals”, he says. Indeed, because it comes within universality, Noël Pasquier’s work has the power to talk to everyone. Now, it is up to us to see it and hear it.
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La pintura está hecha de dualidades que son a la vez antagonismos y connivencias: lo claro y lo oscuro, lo cercano y lo lejano, lo exterior y lo interior… Las obras de Pasquier funcionan de esa misma manera, en ellas dialogan el cielo y el agua, por ejemplo, o el mar y la arena (es el título de un tapiz de 1994) o el follaje y el sol. El artista se inscribe de forma natural en una tradición que remonta al Quattrocento, cuyos maestros habían inventado un sistema basado en la allianza/oposición de lo sagrado y lo profano, de la claridad y del misterio, de la carne y del espíritu... pero se inscribe en ella utilizando medios absolutamente modernos: no es necesario ser un experto para reconocer en su obra la herencia, en particular, de la abstracción lírica y del paisajismo abstracto. Sin embargo, Noël Pasquier no ha sido y nunca será un pintor puramente abstracto. Incluso las composiciones monumentales en las que destaca, y en las que la vocación decorativa están plenamente asumida, enraizadas en la realidad: en primer lugar la de las costas del Finisterre que tantas veces ha recorrido desde su infancia.
La Bretaña francesa es la tierra que le vió nacer y en donde expondrá por primera vez, en 1965 en Brest, y a donde vuelve regularmente para buscar las visiones y sensaciones de que que se alimenta su creación. A pesar de esto, Noël Pasquier no es lo que se puede llamar un pintor regionalista: aunque sean una tierra, un océano, una cultura, un pueblo del extremo oeste europeo los que determinan su inspiración, su pintura encaja con gran facilidad en la universalidad del mundo del arte.
Como el mismo artista indica, ha conjugado el placer y el esfuerzo en el diseño y dirección de la realización de más de doscientos tapices, algunos de las cuales han sido expuestos en todo el mundo. El arte monumental y las nuevas tecnologías tampoco le dan miedo. Ha pintado completamente solo todo un barrio de la ciudad de Suresnes (4000 m2), incluidos los techos de una calle monumental cubierta. Su firma está grabada en un mural gigante de mármol en la Torre Montparnasse, en dos enormes esculturas en las autopistas de la Costa Azul y en la nueva estación de TGV en Rennes. “Creo que el artista de nuestro tiempo debe interesarse tanto por los materiales tradicionales como por la tecnología actual, como por ejemplo el multimedia y la interactividad”. Sin duda, al estar inscrita en la universalidad, la obra de Nöel Pasquier tiene el poder de hablarle a todo el mundo. Ahora, de nosotros depende el verla y oirla.
                Octobre 1997

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26 décembre 2005 1 26 /12 /décembre /2005 10:10
    Du peintre Noël Pasquier on connaît les caractéristiques, les caractéristiques techniques du talent, c’est-à-dire le trait et la couleur. Mais, en plus, il en possède aussi la typologie affective, le sentiment, la sentimentalité, et la grande énergie vitale de l’émotion. C’est ce qui donne à son oeuvre, d’ailleurs, une diversité fondamentale, essentielle, et je dirais vitaliste.
    Parlons du trait chez Pasquier : l’élément de l’écriture, le support essentiel, fondamental et primaire de l’image. Son trait s’apparente à une notion de base, qui est celle de la structure gestuelle.
    Le trait ? Je n’aime pas tellement employer ce terme chez Pasquier parce que, dans le fond, son intervention graphique - la modalité même de son écriture - survient dans un état d’esprit, un état d’âme si je puis dire, totalement différent de celui d’une écriture picturale classique, du dessinateur classique.
    L’affirmation de l’écriture, chez cet artiste, est véritablement un phénomène de gestualité libre et structurelle. Toute son oeuvre se• détermine à partir de cette liberté gestuelle qui s’exerce tous azimuts; et cette diversité en reflète précisément l’immense variété et la gamme extrêmement étendue de possibilités formelles.
Le geste, chez Pasquier, est arrachage, il est aussi frottage, comme dans la série d’empreintes dynamiques de goudron sur une feuille de plastique qui définit bien cette vitesse de la présence de la main sur la superficie de la feuille.
    Dans des oeuvres qui apparaissent plus compliquées, ce que l’on pourrait appeler des toiles plus “construites”, cette gestualité primaire et fondamentale se retrouve dans la stratification horizontale des surfaces de couleurs, qui se présente comme par une juxtaposition d’horizons différents à l’intérieur du même espace pictural.
    Autre élément de cette gestualité structurelle toute une série d’oeuvres de Pasquier apparaissent comme de véritables disséminations d’éléments modulaires. Pour employer ou avoir recours à une métaphore un peu plus facile ou vernaculaire, si les oeuvres de stratifications horizontales s’apparentent au geste du maçon, on peut dire que les oeuvres disséminées s’apparentent au geste du semeur.
    La gestualité libre qui est la caractéristique de l’informel parisien ou de l’action-painting américaine des années 50, Pasquier la projette dans son contexte pictural et dans les oeuvres qui offrent une superficie plus construite et plus chargée ; cette gestualité libre s’exerce justement comme un phénomène d’action, c’est-à-dire dans le sens de la dé-construction et de     la déstructuration des volumes.
    L’oeuvre de Pasquier illustre cette vitalité poétique du geste pictural qui est l’équivalent en peinture de l’écriture automatique des surréalistes en littérature.
    Je ne veux pas dire par là que Noël Pasquier se réfère à l’imagination des surréalistes son imagination est beaucoup plus primaire et fondamentale ; elle est essentielle, elle se réfère aux éléments naturels - à la mer, au ciel, à l’eau, de la Bretagne en particulier - mais aussi à la vitalité de la terre, et à sa puissance d’action, aux rêveries de l’immensité comme aux rêveries de la volonté.
    Et c’est certainement à travers ce panorama affectif et sentimental que se définit la gamme chromatique de l’artiste.
    Il y a deux grandes zones de sensibilité chromatique chez Pasquier l’une, c’est le bleu sentimental, le bleu de la liberté dans l’espace libre, le bleu de la mer, le bleu de l’infini dans la lumière, et l’autre, c’est évidemment une référence beaucoup plus tectonienne, ce sont les couleurs de la terre, les ocres, les orangés, les noirs, qui figurent tangiblement l’idée de l’enracinement de l’élan vital, dans la forme créée (“les forges de Vulcain” par exemple) ou la grande métaphore de la poésie dans la volonté de l’acte créateur.
    La sculpture de Pasquier s’inscrit dans la logique intérieure et le prolongement direct de sa gestualité picturale. Ses sculptures, qui utilisent des matériaux très divers, de la pierre à la mosaïque et au métal, se présentent donc comme de véritables volumes gravés, aux éléments assemblés et structurés.
    En fait, les sculptures et les installations de Pasquier sont comme des gestes, ou des assemblages de gestes, à trois dimensions. Et c’est justement cette importance structurelle et fondamentale de la gestualité que l’on retrouve dans les oeuvres d’art public de cet artiste.
    La monumentalité chez Pasquier est d’origine et d’essence gestuelle. Dans sa grande sculpture intitulée “Le Roi des poissons” à Sanary, qui est faite de pierre et de mosaïque, la structure même du poisson et des éléments qui interviennent se présente comme la fixation d’un geste dans l’élan du poisson, et elle a le charme d’un gigantesque santon de Provence.
    C’est cette espèce d’arrêt du temps sur une position dynamique qui crée la monumentalité interne des oeuvres d’art public de Pasquier et nous restons toujours dans la suite logique de la structure opérationnelle de son langage.
    D’autres exemples de cet art se réfèrent finalement toujours à la même gestualité je pense à ses “Totems” de Bagneux, qui sont un ensemble de colonnes cylindriques en acier émaillé et qui, par leur placement, leur enfilade, leur positionnement répétitif, créent une véritable animation à la fois physique et visuelle.
    Dans un autre exemple d’art public, “la Cigale” de Saint Maximin, qui est placée à la branche nord de l’autoroute de la Côte d’Azur, le problème paraît un peu différent : il s’agit d’un insecte géant qui semble être traité au maximum de son réalisme descriptif. En fait, les volumes sont dynamisés par une structure linéaire qui les entoure les élytres filiformes, censés être animés au souffle du vent et émettre le fameux chant des cigales. Là encore, nous restons dans l’optique de la gestualité de l’écriture de l’artiste.
    Cette écriture du geste libre explique l’aisance et la variété des matériaux employés par Pasquier. Dans le domaine bi dimentionnel, il a recours à la toile, au papier, au plastique, au textile, à l’émail, avec toujours cette espèce de facilité dans l’exécution et dans la sensation du message qui est certainement due à un énorme pouvoir de vitalité.
    La sculpture elle aussi, fondamentalement diverse dans ses matériaux, reflète encore une fois l’idée de volumes gravés dans l’optique de l’écriture gestuelle, et là, Pasquier a recours à l’ardoise, au marbre, à la mosaïque, au laiton, au bronze, à toutes les variétés de métal.
    Nous avons donc, dans son oeuvre, comme le panorama d’une démarche expressive liée à l’intensité vitale du geste physique, ce geste qui ne se codifie pas en une calligraphie, mais s’exprime de façon impulsive et expansive.
    L’écriture de Pasquier est naturellement et spontanément structurelle. C’est ce qui explique combien ses formes peintes se traduisent avec une très grande intensité dans le textile ou la tapisserie. Au lieu de perdre de leur force vitale dans la transposition textile, très souvent ses images sont impliquées par la substance même du matériau et en traduisent toutes les possibilités physiques.
    Je pense que l’exposition de No Pasquier à la Monnaie de Paris rend de façon précise, indiscutable, je voudrais presque dire systématique, cet élément fondamental de diversification, de diversité, de variété, de changement, dans l’activité poétique du peintre. Ce changement, cette diversité dans les supports, traduisent un grand amour de la vie.
    Et dans le fond, la vie, Pasquier l’aime, l’aime comme une référence primordiale et essentielle qui motive et qui justifie l’ampleur de son élan créateur.
    Le geste de Pasquier, c’est la signature de son amour de la vie.
Propos d'atelier. 1998
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Painting is made of dualities, which are both antagonistic and connivent: the light and shade, closeness and remoteness, inside and outside… Pasquier’s works are like that, with a dialogue between the sky and the water for instance, or the sea and the sand (it is the name of a tapestry made in 1994) or the leaves and the sun. In that way, the artist comes very naturally within the quattrocentist tradition: the masters had invented
a system based on the alliance/opposition between the sacred and the profane, clarity and mystery, the flesh and the spirit… He comes within it with modern means: there is no need to be an expert to recognise in his work in particular the legacy of lyrical abstraction and abstract landscaping. But Noël Pasquier never was and doubtless never will be a purely abstract painter: even the monumental compositions he excels in, and the ornamental aim of which is clearly assumed, are deep-rooted in reality: above all in that of the shores of Finistère he likes to pace ever since his childhood.
Brittany is his land of origin. His first exhibition took place in Brest in 1965. He regularly goes back there to collect the visions and the creations that nourish his creation. However, Noël Pasquier is not a regionalist painter: a land, an ocean, a culture, a people of the European far west certainly determine his inspiration, but his painting seems to attain very easily the universality of the world
of art.
The artist himself says he enjoyed and struggled drawing and having more than 200 tapestries made, of which some were displayed all over the world. He is not afraid of the monumental and the new technologies either. He painted a whole area of Suresnes (4000 sq.m) on his own, including the roof of a monumental covered street. His signature is engraved on a huge marble mural in the Tour Montparnasse, on two of the very big sculptures planted along the motorways in the French Riviera and in the new TGV train station of Rennes. “I think that the artist of today must be as excited by traditional materials than by modern technology, such as the multimedia and interactive terminals”, he says. Indeed, because it comes within universality, Noël Pasquier’s work has the power to talk to everyone. Now, it is up to us to see it and hear it.
Studio Talk 1998.
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Del pintor Nöel Pasquier se conocen las características, las características técnicas del talento, es decir el trazo y el color. Pero además, posee también la tipología afectiva, el sentimiento, el sentimentalismo, y la enorme energia vital de la emoción. Lo que  confiere a su obra una diversidad fundamental, esencial, que yo llamaría vitalista. Sobre el trazo de Pasquier: elemento de la escritura, el soporte esencial, fundamental y primario de la imagen. Su trazo está emparentado a una noción  básica, la de la estructura gestual.
Trazo, quizás no sea el término adecuado al hablar de Pasquier, porque en el fondo, su intervención gráfica, la modalidad misma de su escritura, lo consigue gracias a una disposición, a un estado de ánimo, totalmente diferente al de la escritura pictural clásica, del dibujante clásico.
La afirmación de la escritura, en la obra de este artista, es fenómeno de una libertad gestual y estructural. Toda su obra está determinada por esta libertad gestual ejercida en todas sus posibilidades; y esta diversidad refleja precisamente la inmensa variedad y la gama extremadamente extensa de posibilidades formales.
El gesto, en la obra de Pasquier, es el desgarro, así como el frotado, como en la serie de huellas dinámicas de alquitrán realizadas sobre una hoja de plástico, material que nos permite apreciar claramente la velocidad de la mano sobre la superfície de la hoja.
En otras obras que se revelan como más complicadas, lo que podríamos llamar lienzos más “construidos”, esta gestualidad primaria y fundamental la encontramos en la estratificación horizontal de las superfícies de colores, que se define precisamente por una yuxtaposición de horizontes diferentes en el interior de un mismo espacio pictural.
Otro elemento de esta gestualidad estructural: toda una serie de obras de Pasquier que aparecen como verdaderas diseminaciones de elementos modulares. Empleando una metáfora vernácula y algo más sencilla, si las obras de estratificación horizontal están emparentadas al gesto del albañil, se podría decir que las obras en las que hay diseminación están emparentadas al gesto sel sembrador.
La libertad gestual que es la característica del arte informal parisino o de la action painting americana de los años 50, Pasquier la proyecta en su contexto pictural y en las obras que ofrecen una superfície más construida y más cargada; esta libertad del gesto se ejerce precisamente como un fenómeno de acción, es decir en el sentido de la “des-construcción” y de la “des-estructuración” de los volúmenes.
La obra de Pasquier ilustra esta vitalidad poética del gesto pictural que es el equivalente en pintura de la escritura automática de los surrealistas en literatura.
Con esto no quiero decir que Pasquier se remita a la imaginación de los surrealistas: su imaginación  es mucho más primaria y fundamental; es esencial, se remite a los elementos naturales, al mar, al cielo, al agua de la Bretaña francesa en particular, pero también a la vitalidad de la tierra, y a su potencial de acción, a las ensoñaciones de la inmensidad y a las ensoñaciones de la voluntad.
Y, sin duda, la gama cromática del artista se define a través de este panorama afectivo.
Hay dos grandes zonas de sensibilidad cromática en la obra de Pasquier: una, es el azul sentimental, el azul de la libertad en el espacio libre, el azul del mar, el azul del infinito en la luz y el otro, es evidentemente, una referencia mucho más tectónica, como son los colores de la tierra, ocres, anaranjados, negros, que representan la figuración tangible de la idea de enracinamiento del impulso vital, en la forma creada, “la forja de Vulcano” por ejemplo, o la gran metáfora de la poesía en la voluntad del acto creativo.
La escultura de Pasquier se inscribe en la lógica interior y la prolongación directa de su gestualidad pictural. Sus esculturas, que utilizan materiales muy diversos, desde la piedra al mosaico y al metal, se presentan como verdaderos volúmenes grabados, de elementos agregados y estructurados.
De hecho, las esculturas y las instalaciones de Pasquier es como si fuesen gestos, composiciones de gestos, en tres dimensiones. Y es precisamente esta importancia estructural y fundamental de la gestualidad lo que define las obras de arte público de este artista. La monumentalidad en la obra de Pasquier, tiene un origen y una esencia gestual. En la gran escultura titulada El Rey de los peces en Sanary, realizada en piedra y mosaico, la estructura misma del pez y de los elementos que intervienen se presenta como la fijación de un gesto en la progresión del pez y ésta tiene el encanto de un gigantesco santón de Provenza, figurilla de arcilla para decorar el Nacimiento, típica de esta región.
Es esta especie de interrupción del tiempo en posición dinámica lo que crea la monumentalidad interna de las obras de arte público de Pasquier y esto encaja perfectamente dentro de lo que sería la sucesión lógica de la estructura operacional de su lenguaje.
Otros ejemplos de este arte hacen, asimismo, referencia a esta misma gestualidad: es el caso de los Totems de Bagneux, conjunto de columnas cilíndricas de acero esmaltado y que, gracias a la forma en que están colocadas, en fila, por su posición repetitiva, crean un conjunto animado tanto físico y como visual.
En otro ejemplo de arte público, La Cigarra de Saint-Maximin, situado en el norte de la autopista de la Costa Azul, el problema parece algo diferente: un insecto gigante tratado con el máximo realismo descriptivo. Los volúmenes están dinamizados por una estructura lineal que los rodea: los élitros filiformes, pensados para que el viento los mueva y  de esta manera imiten el sonido del conocido canto de las cigarras. También en este caso se sigue la óptica de la gestualidad de la escritura del artista.
Esta escritura del gesto explica la variedad y la perfecta adecuación de los materiales que emplea Pasquier. En cuanto al soporte bidimensional, se sirve del lienzo, el papel, el plástico, el tejido, del esmalte, siempre con esa misma facilidad de ejecución y de sensación del mensaje que es debida, sin duda, a una enorme vitalidad.
La escultura, realizada en materiales tan diversos, refleja una vez más la idea de volúmenes grabados según la óptica de la escritura gestual, para ello, Pasquier recurre a la pizarra, al mármol, al mosaico, al latón, al bronce, a todas las variedades de metal.
Su obra refleja todo el panorama de un método expresivo ligado a la intensidad vital del gesto físico, un gesto que no se codifica en una caligrafia, sino que se expresa de forma impulsiva y expansiva.
La escritura de Pasquier es natural y espontáneamente estructural. Esto explica la facilidad con que sus formas pintadas se traducen con gran intensidad al soporte textíl o la tapiz. En lugar de perder su fuerza vital al transponerlas al tejido, a menudo, estas imágenes están ya implicadas en la sustancia misma del material, traduciendo todas las posibilidades físicas del mismo.
Creo que la exposición de Nöel Pasquier en el Museo de la Moneda de París muestra de forma precisa e indiscutible, y yo diría casi sistemática, este elemento funda-
mental de diversificación, de diversidad, de variedad, de cambio, en la actividad poética del pintor. Este cambio, esta diversidad de soportes, traducen un gran amor por la vida.
Y como fondo, una vida que Pasquier ama como una referencia primordial y esencial que motiva y justifica la vastedad de su impulso creativo.
El gesto de Pasquier, es la firma de su amor a la vida.
Charla de estudio. 1998.

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25 décembre 2005 7 25 /12 /décembre /2005 18:28
   Ce qui me frappe en revenant sur l’oeuvre, aujourd’hui considérable, de Noël Pasquier, c’est l’étonnante et singulière familiarité que l’artiste entretient avec l’histoire de l’art moderne et contemporain (...).
    Ce qui incontestablement séduit et surprend lorsque l’on se trouve en présence d’un ensemble d’oeuvres de Noël Pasquier, c’est la variété, l’ampleur et la diversité des formes, du vocabulaire formel, qui constituent la partition, le clavier plastique de sa détermination artistique. La critique Geneviève Breerette (dans le Monde) a très généralement mis en évidence le mouvement qui semble très naturellement conduire l’art de Noël Pasquier de la figuration à l’abstraction et vice-versa.
    C’est déjà souligner l’aisance avec laquelle il considère et traite des mouvements et des positions esthétiques qui ont longtemps, et arbitrairement, été antagonistes. On a, plus récemment, constaté son étonnante, et non exclusive, familiarité aussi bien avec l’Ecole de Paris, qu’avec l’Art informel ou l’Ecole de New York. Il faudrait ajouter sa capacité de comprendre la spontanéité et la libre ouverture d’une inspiration gestuelle dans la disposition d’une organisation modulaire. Et pourquoi pas, une intelligence des structures géométriques (et sculpturales) (...).
    Il déclare volontiers que de notre temps doit être autant inspiré par les matériaux traditionnels que par la technologie moderne”.
Il faut ainsi souligner les éléments propres à la culture et à l’histoire de l’art moderne et de l’art contemporain que joue et déjoue l’oeuvre de Noël Pasquier. Mais il faut aussi, par la même occasion, et en même temps, retenir que son oeuvre n’est en aucune façon réductible aux divers mouvements et attitudes qui caractérisent cette histoire. Et il est à mon avis particulièrement important de remarquer que c’est justement de cette façon que cette oeuvre se constitue dans sa contemporanéité, dans son temps, dans sa singularité.
    Si l’on considère la suite des mouvements, des écoles et des styles dont incontestablement Noël Pasquier tient compte sans pour autant s’y fixer (Figuration/Abstraction/Ecole de Paris/Art informel/Ecole de New York ...), on ne peut pas ne pas constater que chacun d’eux, si important soit-il - et en fonction même de cette importance - tend à se refermer, plus ou moins dogmatiquement, sur lui-même (...).
   Les réalisations d’oeuvres monumentales, et au meilleur sens du mot, décoratives, comme le mural de marbre de la Tour Montparnasse, les fresques de quelque... 4000 m de Suresnes, le vaste mur peint en gare du TGV-Atlantique de Rennes, ou tel considérable ensemble de sculptures, témoignent d’une conscience exotérique et dynamique de l’homme concrètement impliqué dans l’ouverture poétique du déploiement de son univers, de sa cité (...).
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“in modern texts, the weaving of the codes, the references, the detached records, the anthological gestures, multiplies the written line, not because of some metaphysical appeal but through a combinatorics which opens up in the whole space of drama.”
Here and now, at the very beginning of the 21st century, we also, and perhaps above all, have to take into consideration the relationship we have with the new ways of thinking, feeling, seeing and understanding the world around us. The evolution of the society which goes along with the evolution of science and techniques implies other ways of being. Consequently, the way we consider our present and our future determines, in retrospect, a totally different way of understanding and thinking our history.
What strikes me when I look back at Noël Pasquier's works, which has become considerable, is the surprising and remarkable familiarity the artist fosters with the history of modern and contemporary arts, and consequently, with his art.
Noël Pasquier was born in 1941 and he did not waste time. His creative designs have reached their fullest development and maturity. And we have to take into account from this angle what he was in the last few years in order to understand what are the destiny and characteristics of his art, in order to understand what singularly his work tends to make us discover.
In spring 1995, I visited the exhibition dedicated to Noël Pasquier in the museum of the Navy. I was struck by the scope, the multiplicity and the rich diversity of his work. I do not think any visitor was then able to really assume the global journey of the remarkable set of works which was displayed in this exhibition. I do not mean that not all the visitors were not by turns stopped, seduced, fascinated by such and such painting, tapestry, drawing or sculpture, on the contrary. However, what qualified each piece of work in particular from the creative gesture of the collection (from the whole to the part), called for a knowledge and an open-mindedness towards this knowledge which was too vast to be apprehended during a single visit, however careful it was. And from this point of view, I must say I am greatly indebted to the artist for accompanying me and enlightening me about all his works displayed there.
One might think it is only natural that a retrospective or anthological exhibition might tend to disturb and confuse the visitors. But one should visit Noël Pasquier's studios taking into account the multiplicity and diversity of the artist's works in order to understand that, discretely but unquestionably, this exhibition is different from all the others insofar as, first, I think, it tended to make all the artist's works be the “overture” (Opera aperta) of the creation in progress of a vast Studio. Studio is here to be understood in both literal and figurative meanings, a meaning this word had in the Renaissance (a Studio was the work-room of a painter, his students and his assistants) completed by the whole history of modern art in activity, Pasquier's studio being at any time his work, from the global interaction of spirit and forms of this history.
What is surprising and appealing when watching a collection of works from this artist is unquestionably the variety, the scope and the diversity of the forms, of the formal vocabulary which make up the score and the plastic keyboard of his artistic determination.
Critics (Geneviève Breerette in Le Monde) usually emphasised the movement which very naturally seems to drive Noël Pasquier's art from figuration to abstraction and vice versa. It already stresses how easily he considers and treats movements and aesthetic positions which for a long time were arbitrarily antagonistic. More recently, his surprising and non-exclusive familiarity with the Parisian school as well as with Informal art or the New York school were recognised. We must also add his ability to understand the spontaneity and the free opening of a gestural inspiration in the layout of a modular organisation. And, why not, an understanding of the geometric (and sculptural) structures able to assume the three-dimensional characteristic of pictures, of the pictorial technique.
I think in particular of this Sculpture of slate and limestone made at the very beginning of 1998. There is no reason not to suppose that sensitivity and the feeling of nature which have inspired him so many plastic compositions cannot, if I may say so, convert to the most modern technologies. He readily declares that “the artist of today must be inspired by traditional materials as well as by modern technology”.
Therefore, it is important to emphasise the elements which belong to the culture and the history of modern and contemporary art that Noël Pasquier's work uses and frustrates. But it is also important to remember that his work can in no way be reduced to the various movements and attitudes which characterise this history. According to me, it is essential to note that it is precisely how this work is made up in its contemporaneousness, in its time, in its singularity.
If one considers the series of movements, schools and styles, which are unquestionably taken into consideration by Noël Pasquier though he does not remain attached to them (Figuration / Abstract Art / School of New York, etc.), one cannot fail to remark that each of them, no matter how important it is – and even proportionally to its importance – tends to close up more or less dogmatically on itself. But, obviously, according to Noël Pasquier, to “move with times” and to be present, to take place in this early stage of the 21st century, is opening the time to the infinite variety of its possible, to the infinite variety of cultures (national, regional), of images (close and distant), of languages (colloquial and foreign), of worlds (real, virtual and imaginary) which, from now on, constitute the universe of time on the planetary scale.
And if such a description seems too abstract and too far apart from the naturally play character of this artist's art, one only has to refer to his work to see how this opening on the virtualities of his own time
becomes clear.
Making monumental and decorative (in the best meaning of the term) works, such as the giant marble mural of the Tour Montparnasse, the 4000sq.m frescoes, the vast painted wall in the TGV station of Rennes, or such-and-such considerable amount of sculptures, indicate an esoteric and dynamic conscience of a man involved in concrete terms in the poetic opening of the display of his universe, of his city. Similarly, the rich and huge collection of tapestries he made, and the paintings which were inspired by an existential experience of the coastal landscape, of the border between land and water, indicate a sensitivity more irritated but not less open, of the same man, towards life and the daily nature of beings and things in their withdrawal.
From one to the other, from the most monumental to the most common, from the public to the private, the work spreads out in an impressive and swarming creativity on the keyboard of the figures, the forms, the styles and the matters (the materials). The warm welcoming, spontaneously kind, it saves for the diversity of the world without any distinction costs it, one may say naturally, to attract and draw forth the sleepy qualities and the imaginative strength of the materials and the techniques which constitute the work, opening to it as it opens
to them.
Thus, from the whole to the part (from the whole works to this sculpture Séquence (Sequence), engraved slates, 22x75 cm, 1998, to this painting Les Îles (Islands), mixed technique on canvas, 100x100 cm, 1993, to this textile Enjeu (Stake), 95x143 cm, 1990..., Noël Pasquier's art is inhabited by a source of happiness, a mood and a charm which welcome very spontaneously whoever is willing to welcome it.
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“En el texto moderno, el entretejido de códigos, de referencias, de testimonios aislados, de gestos antológicos, multiplica la línea escrita, no en virtud de una especie de llamada metafísica sino por el juego de una combinatoria abierta al espacio entero del teatro.”
Roland Barthes

Hoy, aquí y ahora, a inicios del siglo XXI, resulta inevitable, considerar la relación que mantenemos con las nuevas formas de pensar, sentir, ver y comprender el mundo que nos rodea.
La evolución de la sociedad que acompaña a la evolución de las ciencias y la técnica ¿no implica otras maneras de ser? Y, en consecuencia, la mirada sobre el presente y el futuro ¿no determina, retrospectivamente, una inteligencia y un pensamiento de nuestra historia completamente distintos?
Lo que más me llama la atención de la obra, hoy considerable, de Noël Pasquier, es la sorprendente y singular familiaridad que el artista mantiene con la historia del arte moderno y contemporáneo y en consecuencia con su arte.
Nacido en 1941, Noël Pasquier no ha perdido el tiempo. Hoy en la madurez de una mirada creativa que ha conseguido llegar a su completo desarrollo y cuya evolución a lo largo de estos últimos años hay que tener en cuenta si se quiere comprender lo que nos destina su arte, lo que lo caracteriza, si se quiere comprender lo que su obra tiende, en modo singular, a hacernos descubrir.
En la primavera de 1995, durante una visita a la exposición que el Museo de la Marina dedicaba a Noël Pasquier, me impresionó la amplitud, la multiplicidad y la diversidad de su obra. No creo que ni uno sólo de todos los visitantes consiguiese realizar el recorrido global de ese considerable conjunto de obras que formaban la exposición. Con esto no quiero decir que los visitantes, uno por uno, no se hayan sentido sorprendidos, seducidos y fascinados ante tal pintura, tapiz, dibujo o escultura, sino, más bien, lo contrario. Y, sin embargo, lo que definía cada obra, del gesto creador del conjunto (del todo a la parte), requería un saber y una apertura de espíritu, demasiado vastos, para poder ser aprehendido en el tiempo que dura una visita, por mucho interés que se preste. Yo le debo enormemente al hecho de que el artista me acompañó en la visita de mi encuentro con su obra para ir aclarándome.
Se podría pensar que es natural que los visitantes se encuentren confusos y perdidos en las exposiciones retrospectivas. Pero hay que visitar el estudio de Noël Pasquier, teniendo en cuenta la multiplicidad y diversidad de obras que el artista realiza, para comprender que, de forma discreta pero incontestable, esta exposición no se parece a ninguna otra, en la medida en que tiende a constituir el conjunto de la obra del artista como una “apertura” (Opera aperta) en la creación “in progress” de un vasto estudio de artista. “Estudio” en sentido propio y figurado, retomando el sentido que la palabra tenía en el Renacimiento, (el Estudio se constituía de la actividad de un maestro, sus alumnos y los ayudantes) pero abriéndolo al conjunto de la historia del arte moderno en actividad. El Estudio de Noël Pasquier constituye en todo momento su obra, la relación global entre la inspiración y las formas de esta historia.
Incontestablemente, lo que seduce y sorprende del conjunto de la obra de este artista, es la variedad, la amplitud y la diversidad de las formas, del vocabulario formal, que componen su partitura, el teclado plástico de su determinación artística.
La crítica (Geneviève Breerette en “Le Monde”) ha destacado, generalmente, el movimiento que parece conducir con gran naturalidad el arte de Noël Pasquier de la figuración a la abstracción y viceversa. Prueba de la soltura con la que considera y trata los movimientos y las posiciones estéticas que han sido durante tanto tiempo, y de forma arbitraria, antagonistas. Recientemente, se ha puesto de manifiesto su sorprendente, y no exclusivo, parentesco tanto con la Escuela de París como con el Arte informal o Escuela de Nueva York. A lo que habría que añadirse su capacidad para comprender la espontaneidad y la libertad de la inspiración gestual en la disposición de una organización modular. Y, ¿por qué no?, una inteligencia de las estructuras geométricas (y esculturales) capaz de asumir la tridimensionalidad de la picturalidad, de la “factura” pictural.
Esto me hace pensar, en particular, a esa obra, Scuplture, pizarra y caliza realizada a principios de 1998. No existe razón alguna que nos impida suponer que la sensibilidad, la sensación y el sentimiento de la naturaleza que le han inspirado en tantas de sus composiciones plásticas no puedan convertirse, por así decirlo, y ponerse al servicio de las tecnologías más modernas. El mismo declara que “el artista de nuestro tiempo debe inspirarse tanto de los materiales tradicionales como de la tecnología moderna”.
Así, debemos destacar los elementos propios a la cultura y a la historia del arte moderno y del arte contemporáneo con los que alterna la obra de Noël Pasquier. Pero, en la misma medida, hay que recordar que su obra no se puede reducir de ningún modo a los diversos movimientos y actitudes que caracterizan esta historia. Y, a mi entender, resulta particularmente importante subrayar que ésta es la manera en que esta obra se constituye en su contemporaneidad, en su tiempo, en su singularidad.
Considerando los movimientos, las escuelas, y los estilos de los que Noël Pasquier se nutre, sin por ello limitarse a ninguno de ellos, (Figuración, Abstracción, Escuela de París, Arte infomal, Escuela de Nueva York, etc.) advertimos que, todos ellos, por importantes que sean, e incluso en función de esa misma importancia, tienden a cerrarse sobre sí mismos, de manera más o menos dogmática. Y, resulta evidente que, para Noël Pasquier “ir con su tiempo” y estar presente, situarse, en el inicio del siglo XXI, es abrir el tiempo a la infinita dimensión de sus posibilidades, a la variedad infinita de las culturas (nacionales, regionales), de imágenes (próximas y lejanas), de lenguas (familiares y extranjeras), de los mundos (reales, ficticios y virtuales), que constituyen, de ahora en adelante, de forma planetaria, el universo del tiempo.
Y si tal descripción parece demasiado abstracta y alejada del carácter naturalmente lúdico del arte de este artista, basta con volver la mirada hacia su obra para ver como esta apertura a las virtualidades de su tiempo se esclarece.
La realización de obras monumentales y, en el mejor sentido de la palabra, decorativas, como el mural de mármol gigante de la Tour Montparnase, los frescos de unos 4000 m2 de Suresnes, la vasta pintura mural de la estación de TGV- Atlantique de Rennes o ese considerable conjunto de esculturas que ha realizado, son el testimonio de la conciencia eotérica y dinámica del hombre implicado concretamente en la apertura política del despliegue de su universo, de su urbe. Como, por su parte, la rica y vasta colección de tapices que ha realizado y las pinturas inspiradas de una experiencia existencial del paisaje litoral, de la frontera entre la tierra y el agua, ponen de manifiesto la presencia de una sensibilidad irritada, pero no menos abierta de ese mismo hombre, por la vida y la naturaleza cotidianas de los seres y las cosas en su intimidad.
De lo más monumental a lo más familiar, de lo público a lo privado, la obra se despliega en una impresionante y abundante creatividad sirviéndose del teclado de las figuras, las formas, estilos y materias (materiales). La simpática acogida, de espontánea benevolencia que ofrece sin reservas, a la diversidad del mundos basta, para atraer y provocar la eclosión de cualidades somnolientas y el poder imaginativo de los materiales y las técnicas que la constituyen, en una apertura mútua.
Así, del todo a la parte (del conjunto de la obra a esta escultura Séquence, pizarra grabada, 22x75 cm, 1998, a esa pintura Les Iles, obra mixta sobre lienzo, 100x100 cm, 1993, al lienzo Enjeu, 95x143 cm, 1990...), el arte de Noël Pasquier está habitado por la felicidad, una disposición, un encanto que acoge de forma espontánea a todo aquel que esté dispuesto a acogerlo.
1994.

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16 décembre 2005 5 16 /12 /décembre /2005 14:33
Pasquier et la réconciliation des contraires

L’oeuvre est prolifique. Sous le peintre se débusque un  artiste aux expressions multiples qu’il explore sous les formes déclinées de l’art monumental. Illustration : cette ambitieuse exposition, bilan de ses créations en relation avec l’architecture et l’urbanisme dans le cadre de commandes publiques. Ce qui frappe c’est la disponibilité et la liberté créatrice face à une connaissance de toutes les techniques. Chez PASQUIER  la peinture quitte vite les murs pour s’en emparer différemment. Dans le déploiement formel auquel il se confronte, il passe insensiblement de la figuration allusive à l’abstraction . Les formes géométriques prennent possession de l’espace, mues par l’impulsion d’un geste lyrique. Rectilignes ou cursives, elles sont dictées autant par l’émotion gestuelle que par la rigueur dans l’évocation des forces primordiales au centre d’une œuvre où l’eau, le vent, le feu tentent de réconcilier les contraires.

CONJURER LE DESORDRE

Le mouvement et la lumière sont au cœur de son entreprise. Le diptyque «Le jour après la nuit » (1996) conjure un apparent désordre grâce au rôle joué par la lumière. Cette lumière unificatrice passant de la peinture aux murs l’amène à multiplier les expériences sur différents matériaux. Exemple : ces carrés travaillés sur verre émaillé servant aux projections lumineuses sur des monuments tels les façades de Radio France ou la citadelle de Calvi. Ses carreaux de lave émaillée ponctuent le parcours de l’exposition. Ils inaugurent la longue série de commandes publiques réalisées à partir de 1970. Du mur pour le Quartz de Brest, détruit par le feu en 1981, il réutilise les fragments sous forme d’installations débouchant sur des inventions d’éléments modulaires qu’il pratique avec une grande inventivité (en 2002 au Musée d’Histoire naturelle de Paris, et aujourd’hui au Musée de La Poste). Sa démarche est clairement montrée à partir de maquettes, étapes qui permettent de suivre la conception du projet sans négliger d’en montrer les contraintes, celles du lieu comme celles des matériaux. Parmi les réalisations, il y a la piscine de Cachan  en lave émaillée (1994), les cheminées-t Totems à Bagneux, les totems de lave émaillée du lycée international de Maisons-Alfort, les panneaux sculptés en marbre de Carrare et acier dans la tour Montparnasse (1992), les fresques ’Les saisons de la Liberté’ pour la Caisse des Dépôts à Paris , la tapisserie monumentale à la BNP de New York en 1985…
Pasquier rêve d’embellir notre environnement quotidien. Il expérimente sa première sculpture en mouvement au début des années 1980, dans la tour BP-Danone de La Défense. Là encore la lumière, le mouvement prennent le relais de la peinture. Les formes élémentaires harmonisent surfaces polies et arêtes arrondies, dynamisme et élan ascentionnel, rythme et ondulation. La couleur pure avec une priorité au lieu, envahit la surface. Au commencement était la peinture. Pour PASQUIER elle est à l’origine de tous ses travaux. Son acte est jubilatoire. Avec une intuition infaillible, il coordonne un travail de conceptualisation et une création dans laquelle la forme, la matière, la couleur, la lumière font naître un signe en prise immédiate sur notre monde contemporain. L’art dans la rue.

Edité par la Gazette de l’Hôtel Drouot, numéro du 11 juillet 2003

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